Sur les berges de l'étang s'étendent quelques massifs d'un roseau appelé « massette ». On reconnaît cette espèce à l'aspect de son inflorescence, un large épi dressé sur une tige et qui se désagrège en hiver sous un aspect cotonneux.
Au sens large, une roselière est un groupement de grandes plantes semi-aquatiques dont les racines se développent directement dans l'eau. Ce genre de massif constitue en lui-même un habitat particulier pour un bon nombre d'oiseaux. En effet, certains petits passereaux comme les rousserolles y nidifient, car ils y trouvent un abri sûr contre la prédation. La densité des plantes en place et surtout l'isolement des berges par l'eau de l'étang jouent un rôle comparable aux douves des anciens châteaux médiévaux.
On peut aussi rencontrer aux abords de la Gravière une autre espèce de roseau. Le roseau commun est plus élancé que la massette et présente l'aspect d'un bouquet de grandes plumes d'autruche. Il est également moins exigeant en eau et n'hésite pas à s'installer dans des endroits moins spongieux.
On utilisait jadis de grandes tiges de roseaux pour recouvrir les toitures rurales (le chaume), celles-ci étaient récoltées durant l'hiver. Pourquoi cette récolte en période de gel ? Simplement parce qu'il était alors possible de se déplacer facilement dans la roselière.