Vivegnis : Terre de Charbon et de Courage
Le passé de Vivegnis est étroitement lié à l’exploitation houillère. Le village faisait partie du bassin minier liégeois et dépendait de plusieurs concessions, dont Abhooz, Biquet-Gorée et Bons Espoirs.
L’Activité d’Abhooz et de Bonne-Foi Hareng
La société Abhooz et Bonne-Foi Hareng, active à partir de la fin du XIXe siècle, exploitait plusieurs sites miniers de la région et jouait un rôle important dans l’économie locale.
- Une activité soutenue : L’exploitation s’est poursuivie jusqu’en 1963, année de la fermeture du siège de Milmort, où la production avait été centralisée.
- Les galeries d’exhaure : Comme dans tout le bassin liégeois, des galeries de drainage (appelées « areines ») évacuaient les eaux des mines. L’areine Noppis, attestée dès le XVIIe siècle, traversait une partie du territoire d’Oupeye et de Vivegnis.
Le Travail des Femmes et des Enfants
La vie des familles dépendait souvent du travail de tous au charbonnage.
- Les enfants (traîneurs) : Dès 8 à 10 ans, ils descendaient au fond pour pousser les berlines ou manœuvrer les portes d’aération.
- Les femmes (trieuses) : Leur présence au fond a été interdite à la fin du XIXe siècle, mais elles ont continué à travailler au triage du charbon en surface jusque dans les années 1950.
Un Patrimoine Social Vivant
- Les habitations ouvrières : Les maisons construites pour les mineurs ont contribué à forger une identité communautaire forte, marquée par la solidarité et la vie de quartier.
- Les bornes de concession : Certaines bornes délimitant les anciennes concessions minières subsistent encore, témoignant du passé industriel de Vivegnis.