Le village de Haccourt est reconnu comme "pays des macrales". Au XVIe siècle, des sorcières de la région furent condamnées et brûlées vives sur les Hautes terres de Froidmont entre Haccourt et Houtain.
Pendant des siècles, l'instinct de conservation fut inhibé par la terreur ou canalisé par les croyances qui ne seront que tardivement désavouées et, pour apaiser la colère du peuple, il fallait trouver des responsables, des coupables, afin d'orienter la colère divine sur des individus marginaux, rejetés par les autres à cause de leur différence. Ce fut la porte ouverte à toutes les injustices, vengeances et cruautés possibles.
La répression des Macrales débuta en fait avec la chasse aux hérétiques au XIIIe siècle et un amalgame se fit entre hérésie et sorcellerie. Le dernier procès de sorcellerie à Haccourt eut lieu en 1731. Basé sur des faits réels, des traditions séculaires, et des croyances surnaturelles, "Les Macrales Di Hacou" groupe folklorique, fut créé en 1972.
La tradition étant toujours bien vivante en Basse-Meuse Liégeoise, le surnaturel et le pouvoir maléfique restent présents dans ce lieu de légendes.
Il est constitué d'un chapitre de 7 membres (chiffre magique) avec :
Pour le cortège : le groupe possède une macrale géante "Garite" ou "Gueritte" diminutif probable de Marguerite ou d'une dernière macrale populaire.
Li Neur Pèkèt des Macrales : breuvage présenté au public lors des fêtes des Macrales, mais cependant apprécié toute l'année. Fabriquée avec des neûres gruzales (cassis ou groseilles noires), cette boisson a la réputation de prolonger la jeunesse et préserver la santé.
Qualités curatives : Riche en vitamines C, glucide, phosphore, potassium, calcium.
Indications : Reminéralisante, antiscorbutique, utile en cas de rhumatismes, problèmes intestinaux, gastriques, osseux, nerveux, etc.
Li Neûre Doreye (tarte aux pommes et prunes séchées) servie avec Li Neûr Pèkèt.
Chaque année, début février, à la Chandeleur, les "Macrales di Hacou" célèbrent leur sabbat.