La Route européenne d'Artagnan relie Lupiac en Gascogne (France), lieu de naissance de ce personnage emblématique, à Maastricht dans le Limbourg (Pays-Bas), où il a trouvé la mort le 25 juin 1673.
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PAYS-BAS : MAASTRICHT (Point d'arrivée - Lieu de décès)
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BELGIQUE : Passage par la région d'OUPEYE
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FRANCE : Traversée du pays via PARIS et de nombreuses étapes
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GASCOGNE : LUPIAC (Point de départ - Lieu de naissance)
Charles de Batz de Castelmore, comte d'Artagnan, est un gentilhomme originaire de Lupiac, en Gascogne (actuel département du Gers). Cadet d'une famille noble peu fortunée, il part pour Paris et entre au service du roi Louis XIII (1601 - 1643).
Recensé Mousquetaire du roi en 1633 dans la compagnie que le souverain a constituée en 1622, puis admis au régiment des Gardes françaises en 1649, il participe à la guerre qui continue à opposer la France à l'Espagne.
Alors que la Compagnie des Mousquetaires est dissoute, il entre au service du cardinal Mazarin en 1646 et, durant la Fronde, devint l'un de ses messagers secrets. Durant les exils du cardinal, il portait les courriers chiffrés entre Mazarin et la reine Anne d'Autriche, régente du royaume durant la minorité de Louis XIV.
En 1658, d'Artagnan devint sous-lieutenant dans la compagnie des Mousquetaires recréée l'année précédente. En 1667, il devient capitaine-lieutenant de cette première compagnie, une seconde ayant été créée en 1660. Il a été chargé par le roi Louis XIV de différentes missions d'importance comme l'arrestation et la garde de Nicolas Fouquet, surintendant des finances (1661 - 1665), le gouvernement de Lille (1672). A la tête de sa compagnie, il a participé aussi à tous les combats de la guerre de Dévolution (1667 - 1668) contre le roi d'Espagne.
Le 25 juin 1673, il est tué d'une balle de mousquet sur la demi-lune de la porte de Tongres, devant Maastricht, dont le roi de France a commencé le siège quelques jours plus tôt.
Les Mousquetaires étaient issus de la compagnie des Carabins créée par Henri IV pour assurer sa protection vers 1593. En 1622, Louis XIII refonda et modernisa le corps, en faisant changer leurs carabines par des mousquets, leur conférant alors le nom de « Mousquetaires à cheval de la garde du roi ». Grande innovation pour l'époque, ils assuraient un service hybride à pied et à cheval. En 1634, le roi se fit capitaine de la compagnie et délégua le commandement à un capitaine-lieutenant, le fameux comte de Troisvilles, ou Tréville.
En 1646, n'ayant pas confiance en ce dernier, Mazarin licencia les Mousquetaires. En 1657, Louis XIV et le cardinal les rétablirent et, dès lors, ils devint l'une des unités favorites du roi. En 1660, à l'occasion du mariage de Louis XIV et en raison de son intérêt pour les Mousquetaires, Mazarin donna au roi sa compagnie de mousquetaires qui devint la deuxième compagnie des Mousquetaires du roi. Les Mousquetaires assurèrent quatre types de missions auprès du souverain : assurer sa garde rapprochée dans ses déplacements, servir à la guerre pour la gloire du monarque, former une police politique pour des missions politiques délicates comme des arrestations relevant de l'arbitraire royal ou la répression de soulèvements intérieurs et, enfin, devenir une école militaire pour la haute noblesse. Ces deux compagnies demeurèrent sur pied jusqu'en 1775, époque où ils furent licenciés par Louis XIV. Les Mousquetaires furent éphémèrement reconstitués en 1814 par Louis XVIII, mais ils ne survécurent pas aux Cent-Jours et furent définitivement licenciés en 1815.
Au cours de l'année 1672, Louis XIV, roi de France, décida d'entrer en guerre contre les Provinces-Unies. Le Roi-Soleil et ses ministres redoutaient la puissance économique de la République calviniste des Provinces Unies et leur reprochait de s'opposer à ses ambitions maritimes des armateurs hollandais : les quatre cinquièmes du commerce européen se faisaient sous pavillon hollandais !
L'ingénieur militaire Vauban appliqua une nouvelle tactique de prise de ville avec les tranchées parallèles, qui se rapprochaient des murailles assiégées. C'est en 13 jours que la ville attaquée par les troupes françaises et anglaises fut prise. D'Artagnan y meurt le 25 juin à l'aube et la ville est prise et se rend le 30 juin.
Le bivouac de l'armée royale française fut established sur l'ensemble de la Montagne Saint-Pierre dès le lancement du siège de la ville de Maastricht en juin 1673. Des pipes en terre cuite ont été retrouvées dans les champs.
Le 10 juin 1673, Louis XIV arrived à Kanne et installa son camp à Wilre (actuellement Wolder). Pour suivre les combats et diriger le siège de Maastricht, le roi s'installe dans la nuit du 24 au 25 juin sur la Montagne Saint-Pierre.
Les archives liégeoises et les fouilles menées à quelques dizaines de mètres d'ici prouvent que son propriétaire perdit sa ferme à l'occasion de la guerre de Hollande, probablement pillée et incendiée par les troupes françaises. Après avoir subi des réquisitions, ce fut assurément la ruine.
Une légende tenace prétend que d'Artagnan a été inhumé aux Hauts de Froidmont - ce qui est peu vraisemblable. Ceci témoigne du caractère énigmatique de ce personnage oscillant entre fiction et réalité historique.
Alexandre Dumas a fait de d'Artagnan un héros romanesque légendaire en publiant son roman Les Trois Mousquetaires en 1844, d'abord sous forme de feuilleton. Il a été traduit dans plusieurs langues et a inspiré des opérettes, des livres et plus de 150 films. Le héros a traversé les si&eghcles et les fronti&eghres.
La Route Européenne d'Artagnan rend hommage à ce héros historique et littéraire, en proposant aux randonneurs, cavaliers et cyclistes de partir sur les traces de d'Artagnan et des Mousquetaires. Avec 8 000 kilom&eghtres de chemins balisés en Europe, la Route européenne d'Artagnan vous propose de découvrir autrement la France, la Belgique et les Pays-Bas mais également l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne, dans les pas de d'Artagnan. Autour de d'Artagnan, héros gascon, elle assure la promotion des valeurs des Mousquetaires (amitié, sens du devoir) et de la diversité culturelle européenne.
Froidmont (Haccourt) se situe sur le prolongement sud-ouest du plateau de la Montagne Saint-Pierre.
Les troupes françaises ont effectivement occupé les hauteurs entre Lanaye et Eben-Emael, c’est-à-dire la zone visible depuis Froidmont. La commune d’Oupeye a donc choisi ce site pour commémorer la campagne de Maastricht, car c’est le point le plus proche du champ de bataille historique sur son territoire.
| Lieu | Rôle en 1673 | Situation actuelle |
|---|---|---|
| Montagne Saint-Pierre | Plateau stratégique du camp français | Entre Maastricht et Eben-Emael |
| Lanaye | Zone de tranchées et d’artillerie | Bord du Canal Albert |
| Eben-Emael | Position fortifiée sur le plateau | Commune belge voisine |
| Petite Froidmont | Secteur du camp français | Haccourt, Oupeye |
| Porte de Tongres (Maastricht) | Lieu de la mort de d’Artagnan | Centre historique de Maastricht |




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Panneau réalisé en juin 2023 dans le cadre du 350ème anniversaire de la mort de d'Artagnan